Aide aux besoins premiers

Tout comme pour les demandeurs d’asile majeurs, l’équipe sociale assure le suivi des MIDA dans des domaines tels que la vêture, l’alimentation et le logement. Cela est dû à l’absence des dispositifs nationaux tels que le DNA (Dispositif National d’Accueil), l’ATA (Allocation Temporaire d’Attente), l’AME (Aide Médicale d’Etat) et la CMU (Couverture Maladie Universelle), ainsi qu’à l’absence du Conseil Général dans ces missions qui lui sont pourtant dévolues. La faiblesse des moyens et la médiocrité des politiques mis en œuvre par cette collectivité locale pour assumer les responsabilités qui sont les siennes placent les MIDA dans des situations aberrantes en termes de prise en charge socio-éducative de mineurs et illégales en regard du droit qui prévaut tant au niveau national, qu’Européen.

Dans un contexte généralisé de non prise en charge, la question de la subsistance pour les mineurs est prégnante. Les distributions alimentaires pour les demandeurs d’asile mises en œuvre par le service logistique pourvoient au minimum vital mais ne permettent pas de faire face aux « à côté ». De même, en l’absence de centre d’hébergement pour mineur ou de familles d’accueil suffisamment nombreuses et contrôlées, contraindre des mineurs à se loger en autonomie relève de la maltraitance.

Pour faire face à certaines situations urgentes et exceptionnelles, le Pôle Mineur propose des aides financières et/ou matérielles qui sont ouvertes aux mineurs. Bien encadrées par des critères s’appuyant tant sur des indicateurs précis que sur les évaluations de situation sociale effectuées par l’éducateur, ces aides ont pour objet de parer les difficultés auxquelles l’absence de réponse pourrait engendrer de graves conséquences sur les jeunes concernés.

L’existence de ces aides, si elle représente une vraie solution de travail pour éviter une aggravation des conditions d’existence des usagers à un instant T, n’en met pas moins en lumière le manque flagrant de politique concertée et anticipée pour la prise en charge socio-éducative des mineurs isolés, demandeurs d’asile ou non, par le département.

Ainsi donc, la première aide pour subvenir aux besoins premiers des MIDA est la distribution de paniers alimentaires. La quasi-totalité des MIDA viennent chercher ses paniers.

Bien d’autres aides sont mises en œuvre pour subvenir aux besoins premiers des mineurs isolés car en l’absence de revenu, sans hébergement prévu, et n’ayant pour se nourrir alors même qu’ils sont en pleine croissance que des paniers alimentaires, les besoins sont immenses.

Rechercher des solutions pour parer à ces difficultés de la vie quotidienne pénalise grandement l’accompagnement dans les démarches liées à la demande d’asile et rend secondaires les questions de maintien de la scolarité ou de perspective de devenir bachelier. Tout comme pour les majeurs demandeurs d’asile, cette situation de grande précarité imposée les expose chaque jour à de réels dangers.