Accès aux soins des mineurs

L’accompagnement des MIDA dans les démarches de santé et de soin comporte des éléments qui lui sont propres et diffèrent de l’accompagnement des majeurs. Ces spécificités sont liées à l’âge des personnes, à leur stade de développement psycho-affectif, à leur plus grande vulnérabilité. Bien sûr de grands points restent semblables comme l’accès à une affiliation CSSM. Les mineurs ne peuvent pas obtenir de numéro de sécurité sociale, même provisoire, ce qui les place dans une difficulté supplémentaire et rajoute à leur précarité.

 

Les bulletins d’orientation vers le CHM que nous leur fournissons et qui rappellent la loi en ce qui concerne la gratuité des soins pour les mineurs, et ce, de façon inconditionnelle –« Article L6416-5 du Code de la Santé Publique, modifié par Ordonnance n°2012-785 du 31 mai 2012 – art. 6 » ne sont pas systématiquement pris en compte par le personnel de l’accueil du dispensaire de Jacaranda, et les mineurs orientés reviennent sans avoir été consultés, avec une demande de paiement de 10€ ou 15€ qui peut s’élever même à 50€ pour les consultation gynécologiques.

 

Au-delà de ce refus de soin, les MIDA, dont bien des filles ont été victimes d’agressions à caractère sexuelle, ont besoin, pour être convenablement accompagnés, d’information, de prévention, de contraception pour laquelle aucun financement n’est prévu. L’accompagnement à la santé de ces mineurs isolés porte beaucoup, au-delà des orientations heureusement gratuites et efficientes vers le CDAG (centre de dépistage anonyme et gratuit) et le CLAT (Centre de lutte anti-tuberculose), sur de la prévention.

 

Qu’elle soit liée aux Infections Sexuellement Transmissible, à la lutte contre les grossesses précoces, à la réduction des conduites à risques (sexe, drogue, alcool, violence, etc.) ou encore à l’hygiène alimentaire, ce volet du travail d’accompagnement social ne peut pas toujours être mené de façon collective comme avec des adultes plus matures. Les thèmes sont souvent abordés dans l’intimité des entretiens individuels, les questions posées à mots couverts, et le temps nécessaire à fournir un niveau d’information satisfaisant est nécessairement plus long avec des MIDA qu’avec des demandeurs d’asile majeurs.

MIDA

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