Les aides d’urgence

Dans le contexte mahorais de non-accès à des prestations, la question de la subsistance est prégnante. Les distributions alimentaires pour les demandeurs d’asile, mises en œuvre par le service logistique pourvoient au minimum vital mais ne permettent pas de faire face aux « à côté ». De même, trouver les fonds pour se loger demeure une gageure sans percevoir d’allocation ni obtenir d’autorisation de travailler.

Pour faire face à certaines situations urgentes et exceptionnelles, la plateforme d’accueil propose des aides financières et/ou matérielles. Bien encadrées par des critères s’appuyant tant sur des indicateurs précis que sur les évaluations de situation sociale effectuées par les travailleurs sociaux de l’équipe, ces aides ont pour objet de parer les difficultés les plus aigües. Elles sont notamment priorisées en direction des nouveaux arrivants et des plus vulnérables, particulièrement ceux présentant des troubles les privant de capacité d’autonomie pour subvenir seuls à leurs besoins premiers.

Les motifs de demande correspondant aux critères d’exceptionnalité et d’urgence fixés qui ne sont pas nombreux. Ce sont souvent des questions de lutte contre l’expulsion (maintien dans le logement) ainsi que des questions de soins médicaux.

L’existence de ces aides, si elle représente une vraie solution de travail pour éviter une aggravation des conditions d’existence des usagers à un instant T, n’en met pas moins en lumière l’aliénation à des subsides extérieurs de ces populations pourtant éduquées, francophones et tout à fait autonomes pour l’immense majorité.