Gestion du lieu de vie

 Vie quotidienne : gestion des conflits

Le Congo a une superficie supérieure à 2 millions de kms², ce qui représente 4 fois la superficie de la France. Bien qu’issus du même pays, les résidents congolais sont originaires de différentes régions : Kivu (nord et sud), Naniema, Kinshasa, les deux Kasaï.

Ainsi au sein d’un groupe d’une même nationalité il peut exister des différences culturelles dont il faut tenir compte dans la mesure du possible, certains notamment n’ont pas le même culte.

La vie en collectivité est difficile à gérer d’autant qu’à ces ressortissants majoritaires s’ajoutent au long de l’année d’autres nationalités. Les ressortissants des autres pays n’ont eux aussi pas les mêmes habitudes alimentaires, ni la même culture ce qui génère des tensions. De plus, les conflits armés de la région des grands lacs impliquent les différents pays limitrophes de la zone (RDC, Rwanda, Burundi, Tanzanie, Ouganda) et leurs ressortissants se trouvent à partager des lieux de vie ce qui ne va pas sans heurts, sans préjugés, sans comportement claniques. Les résidents sont quelquefois réticents aussi à partager les tâches ménagères pourtant obligatoires et contractualisées et il a été nécessaire de rappeler le règlement intérieur à plusieurs reprises et même de menacer de supprimer les paniers alimentaires si la paix et l’entente respectueuse ne parvenaient pas à être rétablies.

Il est arrivé à plusieurs reprises que le salarié d’astreinte soit contraint d’intervenir le soir et la nuit où les tensions ont tendance à monter plus facilement et les conflits à éclater.

 

Réunion de synthèse mensuelle

Dans le cadre de l’application de la loi 2002-2, des synthèses sont réalisées avec les résidents afin d’aborder la vie au quotidien. Elle permet d’évaluer l’évolution ou la régression des situations et par la suite d’effectuer un accompagnement adapté à la précarité du terrain. Cette synthèse est aussi l’occasion de recueillir des informations techniques en vue de les transmettre à la plateforme d’accueil des demandeurs d’asile une fois la personne sortie de l’hébergement d’urgence.

 

Religion

Les usagers sont très croyants ce qui leur permet d’affronter les difficultés et les épreuves de manière plus « sereine », selon eux. Ils font souvent référence à Dieu. Quel que soit leur religion, ils trouvent facilement un lieu de culte à Mamoudzou.