Hébergement d’Urgence pour Demandeurs d’Asile (HUDA)

Dans le cadre de la politique d’accueil des demandeurs d’asile, le Préfet de Mayotte, a chargé la Direction de la Jeunesse, des Sports et de la Cohésion Sociale de signer une convention avec Solidarité Mayotte pour mettre en place un dispositif d’hébergement d’urgence des demandeurs d’asile de 15 places. Il n’existe pas de Centre d’Accueil de Demandeur d’Asile sur le département.

Moyens mis en oeuvre :

  •  Repérer les demandeurs d’asile nécessitant une prise en charge dans le dispositif d’hébergement lors des permanences de la plateforme ainsi que les primo-arrivants qui se présentent spontanément à l’association.
  • Présenter à la commission d’admission du SIAO les fiches d’évaluation sociale des personnes susceptibles d’être hébergées dans la structure.
  • Accueillir les personnes dans hébergement d’urgence dans le cadre d’une mise à l’abri pour 41 jours à compter de la délivrance de l’Autorisation Provisoire de Séjour (A. P. S.). Un renouvellement d’un mois peut être envisagé pour les personnes les plus fragiles.
  • Permettre l’accès aux soins via l’infirmerie et si besoin, l’orientation vers les dispensaires ou le CHM.
  • Soutenir et accompagner les personnes dans leurs démarches administratives et la constitution du dossier OFPRA (rédaction du récit de vie) et CNDA (formation du recours).
  • Assurer une présence le soir  ainsi qu’une astreinte téléphonique afin de garantir la sécurité des résidents.
  • A l’issue de l’hébergement d’urgence, orienter les personnes vers nos partenaires pour ceux dont la situation nécessite une prise en charge spécifique, pour les autres personnes, il s’agit d’apporter une aide financière  et matérielle à l’installation dans un logement autonome.

 

Modalités :

Les spécificités du public demandeur d’asile :

Comme le décrit Lya Tourn, psychologue interculturelle dans son ouvrage « Travail de l’exil. Deuil, déracinement, identité expatriée » la notion de perte est décrite comme inhérente à la notion d’exil et vient donner l’amorce d’un véritable travail de deuil. C’est un deuil qui s’inaugure souvent par une « phase euphorique » sous tendue par l’idéalisation du pays d’accueil. Un mécanisme de déplacement va changer l’objet de l’idéalisation : La terre promise du pays d’accueil cède la place imaginaire au paradis perdu du sol natal c’est le début de la « phase nostalgique » du deuil de l’exilé.

Il parait également nécessaire de prendre en compte les « implications subjectives « de l’état de violence traumatique qui a précédé le plus souvent le départ du pays d’origine ».

En effet, malgré les diverses formes que cette violence a pu prendre selon les histoires personnelles, on retrouve systématiquement une grande potentialité pathogène. A travers la notion de travail de deuil, la situation d’exil pose en  premier lieu la question de la nature de la perte. Cette perte concerne la terre natale, mais dans une dimension qui n’est pas celle de la disparition du lieu, mais de la possibilité d’envisager ce lieu hors de sa propre présence, c’est à dire l’existence du lieu sans moi.

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